jeudi 30 juin 2011

Résilience démentielle

Voici quelques informations à propos de ma mini nouvelle, Résilience démentielle, que j’ai soumise au concours des Mille Mots de l’ermite et que vous pouvez lire pendant quelques jours sur le blog de l'ermite.
Il y a quelques temps, je lisais une vieille anthologie présentée par Alfred Hitchcock dans laquelle une histoire en particulier a attiré mon attention. Il s’agit de Side bet (qui a inspiré le nom du bateau de mon histoire) écrit en 1937 par Will F. Jenkins (comme le nom du pirate de mon histoire).
Jenkins raconte l’histoire d’un naufragé et d’un rat, seuls survivants sur un îlot rocheux. Le rat vole les maigres provisions sauvées par l’homme et s’en suit un duel de survie entre les deux. Mais le rat est plus résistant et mangera l’homme lorsque celui-ci ne pourra plus se défendre. En dernier recours, l’homme allume son feu de secours pour s’incinérer et empêcher le rat de gagner, mais le feu attire l’attention d’un bateau qui vient sauver l’homme. C’est donc lui qui gagne le pari de survie.
J’ai voulu faire ma propre version de cette histoire, mais avec un pirate plutôt qu’un naufrager et avec un côté plus fantastique que le rat. Le duel entre la sirène et le pirate maronné n’était plus pour la nourriture mais pour la possession de l’îlot. J’ai dû laisser tomber le feu de secours par manque de place pour respecter la limite des mille mots.
Finalement, je n’aimais pas la trop grande présence de la sirène qui faisait trop fantasy. J’ai alors décidé de mettre l’accent sur la folie du pirate suite à l’exposition au soleil et le manque de nourriture. La sirène apparaît encore, mais plus comme un fantasme. Ainsi, mon histoire n’a plus beaucoup de point en commun avec celle de Jenkins, mais j’ai tout de même gardé son nom pour mon personnage pour laisser une marque de ma source d’inspiration.
Le titre est passé de L’îlot (lieu du drame et enjeu du duel) à Résilience (le désir de survie du pirate) puis à Résilience démentielle parce que le plongeon du pirate dans sa mer de folie est devenu l’élément tournant de cette nouvelle.

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